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Espace Maurice Blanchot - www.blanchot.fr Fondateur Parham Shahrjerdi Comité de direction Christophe Bident, Jérémie Majorel, Parham Shahrjerdi. Comité de rédaction Monique Antelme, Andrew Benjamin, Gisèle Berkman, Vanghélis Bitsoris, Marco Ciaurro, Marcus Coelen, Danielle Cohen-Levinas, Jonathan Degenève, Kai Gohara, Kevin Hart, Leslie Hill, Mike Holland, Susanna Lindberg, Charlotte Mandell, Laura Marin, Ginette Michaud, Marcelo Jacques de Moraes, Jean-Luc Nancy, Yuji Nishiyama, Paul-Emmanuel Odin, Hannes Opelz, Joon-Sang Park, Edson Rosa da Silva, Benoît Vincent, Serge Zenkine, Giuseppe Zuccarino. |
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Die unmögliche Gemeinschaft |
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Roman Schmidt
Die unmögliche Gemeinschaft
Maurice Blanchot, die Gruppe der rue Saint-Benoît und
die Idee einer internationalen Zeitschrift um 1960
La communauté impossible
Maurice Blanchot, le groupe de la rue Saint-Benoît et l’idée
de la Revue internationale
Cosmopolites de tous les pays, encore un effort.
Jacques Derrida
Au début des années 60, une vingtaine d’écrivains européens se lancent dans la
création d’une revue inouïe. A ce moment de crise en Europe, il s’agissait
d’imaginer de nouvelles formes d’invention pour les écrivains dans le cours des
choses : Les chars « soviétiques » à Budapest avaient écrasé les soviets
hongrois et avec eux l’espoir en un tournant libéral des partis communistes ;
les guerres coloniales faisaient rage en Afrique du Nord ; l’érection du mur de
Berlin divisait l’Europe. « Tous les problèmes sont d’ordre international »,
écrit Maurice Blanchot au futur comité de rédaction qui réunissait entre autres
Elio Vittorini, Hans Magnus Enzensberger, Dionys Mascolo, Italo Calvino,
Ingeborg Bachmann, et Uwe Johnson.
Nouvelle page 2
Dans ces conditions, la réponse
des écrivains ne devait pas seulement être internationale, il fallait être «
international d’une manière essentielle » notait Dionys Mascolo, et rien de
moins que la réinvention de la forme de la revue était nécessaire pour y
arriver. Entre 1961 et 1963, se forge un média entièrement conçu et porté par un
collectif transnational, mais distribué en versions traduites dans plusieurs
pays. Son écriture aurait été une par fragments, cherchant à faire transparaître
et à surmonter la division du continent dans un même mouvement d’écriture par
une communauté d’écrivains. L’échange épistolaire à ce sujet entre les
intéressés et leurs maisons d’édition français, allemands et italiens dépassait
les 180 lettres pour la seule année 1962, une énorme productivité et de grands
espoirs. Cette communauté à venir ne cessait de s’écrire sur l’avènement d’une
écriture en commun, mais elle n’y arrivait jamais.
A partir des archives de Dionys Mascolo à l’IMEC et d’Uwe Johnson à l’université
de Francfort, Roman Schmidt reconstruit l’histoire du projet de revue resté sans
nom. Il en résulte non seulement le premier livre en allemand sur l’histoire de
ce qui était sans doute un des projets éditoriaux les plus radicaux du XXème
siècle, mais également un portrait de la gauche non orthodoxe, tiraillée entre
les exigences littéraires et politiques.
Préface de Frank Berberich de
Lettre internationale
Kulturverlag Kadmos, Berlin 2009
176 pages, ISBN: 978-3-86599-084-6
22,50 euros
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Dernière mise à jour ( Monday, 14 September 2009 )
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